Gérard SUSS, militant socialiste

03 novembre 2007

Nouveau blog

J'ai changé de blog. Vous trouverez la suite de mes billets à la nouvelle adresse :
http://gerardsuss.wordpress.com/

Cela faisait plusieurs semaines que j'hésitais mais j'ai franchis le pas.

Ce blog restera en ligne quelques semaines.

Merci de mettre à jour vos liens vers le nouveau blog.

Posté par gerard_paris à 15:46 - mon journal - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


31 octobre 2007

Déménagement ? Déportation ?

bat_ehessVoici plusieurs mois que le débat fait rage au sein de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (c'est une grande école située à Paris dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés), où je travaille, sur le projet présenté par la direction de déménager à Aubervilliers (précision pour lesprovinciaux ;-) : commune voisine de Paris ).

Le projet présenté et adopté depuis près d'un an répond à une double exigence :
    - premièrement trouver des mètres carrés supplémentaires pour regrouper le maximum de laboratoires sur un même site (plus de 15 implantations dans Paris aujourd'hui), et accueillir dans des conditions minimales de confort les chercheurs et personnels de l'École et les invités,
    - deuxièmement libérer le bâtiment du 54 boulevard Raspail occupé actuellement et qui doit être désamianté.

Le projet était jusqu'au mois de juin présenté comme étant un projet à horizon de 3 à 4 ans (temps nécessaire à la construction d'un bâtiment neuf). Mais durant l'été, les décisions ministérielles se sont accélérées : l'EHESS doit quitter le 54 boulevard Raspail en septembre 2008 pour un bâtiment provisoire le 521 qui sera livré dans le courant 2008.

La décision de procéder au déménagement est dû à priori à la volonté de commencer la désamiantage au plus tôt pour respecter la règlementation, mais aussi à la crainte de la tutelle ministérielle de garder des personnels dans un bâtiment amianté avec les possibles recours judiciaires qui pourraient s'ouvrir.

Mais voilà ! Cette décision a pris à froid les personnels au retour des congés d'été et a réveillé les opposants au projet. Ces opposants ayant parfois une position différencié allant du refus à tout déménagement (provisoire ou définitif) au refus d'un déménagement provisoire préalable au définitif.

Aussi depuis quelques jours, les articles et tribunes se succèdent dans la presse et sur les blogs pour contester ou relater le projet. Ainsi, dans Bibliobs (supplément livres du Nouvel Obs), la journaliste Aude Lancelin faisait paraître le 25 octobre  un article au ton ironique sur ce débat : Zizanie à l'EHESS, les révoltés du boulevard Raspail. Ensuite le 26 octobre,  était publiée dans les colonnes du Monde une tribune intitulée Menaces sur les sciences humaines. Enfin il convient de singaler le blog cauchemardesque des plus virulents des opposants : Braudel's nightmare (en référence à Fernand Braudel l'un des fondateur de l'EHESS)

Je partage certaines des inquiétudes de opposants sur la nouvelles localisation :
    - temps de transport allongé pour certains collègues,
    - un environnement qui ressemble actuellement plus à celui d'un zone d'activité industrielle qu'à celui d'un campus,
    - problèùme de désserte des transports en commun.

Mais, il ne semble pas judicieux de continuer à nous opposer à un projet pour lequel la Région Ile-de-France à inscrit 40 millions d'euros au CPER et que les tutelles se sont engagés à financer. Il serait illusoire  de croire que les fonds alloués pour ce projet précis (le déménagement à Aubervilliers) seraient maintenus pour une relocalisation dans Paris intra-muros.

Le passage de l'autre côté du périphérique n'est pas, à mon sens, une relégation. A entendre certains propos, on est étonné par la perte de sens : implanter une école (si prestigieuse soit-elle) à 30 à 40 minutes de métro du centre de Paris n'est pas une déportation dans le Grand Nord Parisien. A l'heure où la réflexion sur le Grand Paris se fait jour, il me semble que les établissements universitaires parisiens ne peuvent pas faire l'impasse sur leur rapport avec les communes de banlieues.

Au stade où en est le projet (c'est à dire dans une phase de concrétisation, nous serions collectivement mieux inspirés à nous mobiliser autour de ce projet pour en aplanir les réelles difficultés et peser face à la tutelle pour obtenir le maximum de garanties quant à la constitution d'un vrai campus autour de l'EHESS.

La mobilisation de tous pourrait alors faire de cette relocalisation une chance et non une épreuve !

Posté par gerard_paris à 13:54 - mon journal - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

30 octobre 2007

+ 140 %

salaire_sarkozy_sAlors que le pouvoir d'achat des ménages français baisse depuis de nombreuses années, le président de la République a demandé, et semble sur le point d'obtenir, une augmentation de son traitement de + 140 % par an.

Actuellement le Président de la République touche 7 700 euros  bruts mensuels. A la demande de Sarkozy, le loi de finance 2008 prévoit une hausse de ce traitement à 19 ooo euros bruts mensuels. Si ce niveau de rémunération peut paraître à la hauteur de la fonction et équivalente à celle de certains des homologues de notre Chef de l'Etat, il convient de remarquer que l'ensemble des dépenses du Président de la République sont prises en charge par le budget de l'Etat.

Cette augmentation sera-t-elle l'occasion d'un effort de transparence avec la facturation au Président de ces dépenses privées. Car si le salaire en question se rapproche de celui de la Chancelière allemande, il faut remarquer que l'ensemble des dépenses privées de celle-ci lui sont facturées par les différents services de l'Etat.

Enfin, l'augmentation du traitement du Président de la République est en contradiction avec le discours tenu aux Français. ceux-ci doivent "travailler plus pour gagner plus" sans qu'il ait été envisagé d'augmenter les salaires, alors que notre président n'aura pas besoin de mettre en application cette maxime. Par ailleurs, le Président augmente son traitement de 140 % alors qu'il refuse aux fonctionnaires une amélioration de leur traitement alors même que ceux-ci ont perdu du pouvoir d'achat depuis plusieurs années.

Posté par gerard_paris à 21:53 - Actualités - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

29 octobre 2007

De la nécessité de constituer un rapport de force

Depuis l'élection présidentielle, le Parti Socialiste est assommé par la défaite de la Présidentielle. Alors que depuis fin 2006, les médias et les instituts de sondage ont fait pensé que l'élection présidentielle était gagnée, les militants du PS y ont cru et ont désigné leur candidate en fonction des sondages et du caractère "moderne" célébré par les médias. La défaite est apparue d'autant plus dure à admettre par les militants que la candidate l'a escamotée en refusant de la reconnaitre.

La séquence ségoléniste n'est bien sûr pas terminée puisque la protagoniste principale entend, semble-t-il, conquérir le PS à l'occasion du prochain congrès. Cependant le refus d'analyser la défaite et ses causes plonge le PS et ses militants dans un attentisme délétère.

Cet attentisme est, par ailleurs, renforcé par la stratégie "d'ouverture" mise en oeuvre par le président Sarkozy. En effet, cette stratégie a renforcé le combat d'égo entre les principaux concurrents au leadership socialiste. Et, parallèlement, le débat interne au PS en a été étouffé car chacun est tétanisé par la peur d'affirmer haut et fort sa volonté de se battre  contre la politique réactionnaire (au sens d'une réaction contre les principes et les acquis de la vie politique française depuis 60 ans) de la Droite sarkozyste.

Dans les jours et les semaines à venir, les socialistes auront à se positionner sur 2 questions : le traité européen adopté à Lisbonne, et la réforme des institutions.

Le 1er de ces points sera celui qui se présentera le premier devant le Parlement. Face aux tergiversations actuelles, il est impératif que les socialistes reprennent leur engagement de la Présidentielle : celui de la demande de la convocation d'un référendum. Le traité constitutionnel européen a été rejeté par les Français  par référendum. Les socialistes ne peuvent pas demander moins. Ce traité ne comporte que peu de changement par rapport au TCE, mais il nécessite un vrai débat dans notre pays et non une adoption à la va-vite.

La réforme des institutions proposée par la commission Balladur peut apparaître séduisante mais elle est trompeuse. Elle comporte une certitude (le renforcement des pouvoirs présidentiels) et une promesse incertaine (l'augmentation des prérogatives du Parlement). Cependant, le renforcement des pouvoirs du Parlement sont bien en deçà des mesures minimales qui étaient attendues (stricte limitation du cumul des mandats, dose de proportionnelle significative...). Si le PS a dit que cette réforme n'est pas la bonne et ne saurait être adoptée par les socialistes en l'état. Il est temps pour nous de nous en expliquer devant les Français.

Face à ces deux textes, les socialistes doivent mener le combat et non pas baisser les bras comme certains de nous l'ont déjà fait. Nous devons construire le rapport de force afin de permettre sur chacune de ces question l'émergence d'un mouvement fort dans l'opinion et cela dans un contexte où le gouvernement actuel a déjà démontré qu'il craignait l'opinion publique.

Posté par gerard_paris à 21:19 - actualités PS - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

23 octobre 2007

Priorité à Gauche !

Les 12, 13 et 14 octobre derniers, le NPS a tenu son université de rentrée à Labège près de Toulouse. Ces journées ont été l'occasion de revenir sur l'avenir à construire pour la Gauche française.

Je n'ai pas pu me rendre à Labège mais je vous invite à faire comme moi et de visionner les vidéos réalisées lors de ces journées. Je vous propose de voir d'abord l'intervention de Benoît Hamon, député européen et porte-parole du NPS :


Intervention de Benoît Hamon
envoyé par Priorites-a-gauche


Intervention de Benoît Hamon 2
envoyé par Priorites-a-gauche


En cliquant sur le lien suivant vous pourrez visionner l'ensemble des vidéos réalisées durant ce week-end :
http://www.dailymotion.com/Priorites-a-gauche

Posté par gerard_paris à 22:02 - actualités PS - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




19 octobre 2007

Grève des transports parisiens

Aujourd'hui, ma journée de travail (ou tout du moins la durée de mon trajet pour me rendre à mon travail) a été, comme celle de tous les Franciliens, difficile.

La grève des transports ayant été très largement suivie par les personnels de la RATP et de la SNCF à Paris et en Région parisienne, les transports en commun ont été très impossible à utiliser. Cela fait 3 ans que j'habite en Ile-de-France (dont 2 ans sur paris), or c'est la première fois que les difficultés de transports ont été si importantes. Auparavant, même si le nombre de rames de métro était très réduits, je pouvais aller et revenir du travail sans des difficultés trop importantes.

A titre d'exemple, le trajet du matin m'a pris 1 heure (au lieu de 3 min habituellement) : 30 min de marche pour aller de l'avenue de Flandre dans le 19ème à la gare de l'Est et 30 min de métro sur la ligne 4 pour arriver au boulevard Raspail dans le 6ème. Pour mes amis provinciaux, cela représente la traversée de Paris de Nord-Est au Sud. le trajet du soir a été plus difficile car j'ai mis 1h30 (en tentant de marcher à un rythme soutenu pour aller voter l'investiture des candidats  à la tête de liste socialiste dans le 19ème et à Paris) : ce soir pas de métro du tout. Moi qui est besoin de faire du sport, cette journée aura été un bon entrainement. D'ailleurs je dois faire remarquer que je n'ai pas entendu de parisiens râler contre cette grève.  Entre la prise de RTT, le co-voiturage, le vélib et la marche à pied, chacun à trouver une solution.

Pour mes collègues habitant en banlieue, parfois loin de Paris, la question du transport s'est réglée d'elle-même avec l'absence de transiliens (pour les non-initiés les trains de banlietu).

Mais au-delà des désagréments personnels, il me semblait important que le mouvement mené par les syndicats et les salariés des entreprises concernées soit massif. C'est un réussite éclatante à ce point de vue !

Certains de mes fidèles lecteurs et camarades me demanderons pourquoi je n'ai pas fait grève en soutien à ce mouvement justifié alors même que certaines organisation syndicales de l'Education Nationale appelaient à la grève. En fait, ma réponse est simple : ce mouvement devait être celui des cheminots, des traminots et de tous ceux qui étaient concernés en premier lieu car ils sont affiliés à un régime spécial. Les mots d'ordre sur le pouvoir d'achat, notamment, me semblaient de nature à pouvoir brouiller le message premier : la défense des régimes spéciaux qui sont légitimes.

Enfin, une journée de grève de l'ensemble de la fonction publique est prévue prochainement, et notamment sur la question du pouvoir d'achat. Je ne manquerais pas d'ailleurs d'y prendre ma place.

Post-Scriptum :
voici les résultats du vote de désignation des candidatures à la tête de liste dans le 19è arrdt :

votants : 278
blancs ou nuls : 4
exprimés : 274

Roger Madec (maire sortant) : 246 voix soit 89,78 % des suffrages exprimés
Edmond Aparicio : 28 voix soit 11,22 % des suffrages exprimés

Bravo aux 2 candidats à la candidature ! Et félicitations à Roger !

Posté par gerard_paris à 01:08 - mon journal - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

17 octobre 2007

Signer la pétition "Touche pas à mon ADN" !!

charbLa décision du Parlement d'accepter les tests ADN dans le cadre de la procédure du regroupement familial pour les immigrés est inacceptable.

Elle l'est à double titre :
      - d'abord elle a pour but de stigmatiser des étrangers installés régulièrement sur notre territoire et qui veulent vivre en famille (cela est d'autant plus choquant que la question soulevée ne concerne qu'un millier d'enfants par an) ;
    - ensuite et surtout cette affaire tend à réduire la filiation à la reproduction or à mon sens la filiation c'est aussi l'adoption ou les familles recomposées.

Par ailleurs, cette mesure est insérée dans une loi qui à pour but de lutter contre l'immigration clandestine, comme à chaque fois la Droite fait l'amalgame entre une immigration légale (dont le regroupement familial fait partie) et une immigration clandestine.

L'amalgame entre immigration, identité durant la campagne présidentielle trouve naturellement son débouché sur le thème de l'ADN, bientôt en arriverons nous aux thèses raciales !

Les Français attachés aux valeurs de notre République ne doivent pas transiger avec les prinicpes qui sont ceux de notre conception de la Nation : accueillir et intégrer ceux quelle que soit leur origine qui veulent faire partie de notre société.

Pour tous ceux là, il est urgent de signer la pétition "Ne touche pas à mon ADN"

Posté par gerard_paris à 14:04 - Actualités - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

13 octobre 2007

De retour !

Depuis quelques jours, j'ai repris le fil de mes messages. Mes ennuis techniques sont en partie résolus et donc je suis de retour.

Mais l'important pour aujourd'hui c'est LE MATCH (THE CRUNCH in english dans le texte). Les Bleus contre les Blancs,  ce match, c'est d'abord le match traditionnel du Tournoi des Six Nations. A chaque fois ce match est un moment important, pariculier.

Lors de la Coupe du Monde, il semble que ce rendez-vous devienne aussi une tradition. Cette année, nous allons les battre et aller en finale ! Ce soir, comme de nombreux supporters des Bleus, je serais devant la TV pour suivre cette rencontre.

Alors, je serais impatient, inquiet. Je ne serais soulagé que lorsque l'arbitre sifflera le coup de sifflet final sur le score en faveur de la France.

ALLEZ LA FRANCE ! ALLEZ LES BLEUS !

Posté par gerard_paris à 13:58 - mon journal - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

10 octobre 2007

Lancement des Municipales à Paris

Les militants du PS de Paris se sont réunis lundi 8 octobre à La Mutualité pour assister à l'AG de présentation des candidatures à la Mairie de Paris.

Sans surprise, il n'y avait q'un seul candidat ! Bertrand Delanoë.

Le débat a donc été réduit. Mais au-delà des quelques interventions ce qui m' a paru intéressant c'est l'attitude et la démarche du maire de Paris. Alors qu'il pourrait se glorifier d'un bon bilan et commencer sa campagne sur ce bilan, Bertrand Delanoë a choisi de tracer des pistes de réflexions pour les mois à venir.

Il a choisi jusqu'à la fin de l'année d'aller à la rencontre de toutes les parisiennes et de tous les parisiens en organisant des réunions thématiques dans chaque arrondissement. Vous en trouverez d'ailleurs le programme sur son site internet.


Bertrand Delanoë 3 octobre 2007
envoyé par bertranddelanoe


Par ailleurs, c'est en refusant de faire une campagne politicienne que Bertrand Delanoë a choisi de solliciter les suffrages des habitants de la Capitale.

Pendant 6 ans, l'équipe actuelle a eu à coeur de rendre son honneur à Paris après les affaires qui l'avait ébranlé tout au long des années 1990. La Gauche à Paris, c'est d'abord et avant tout une autre manière de faire de la politique : proposer, débattre, décider et rendre compte.

        - Proposer, la démarche se poursuit car les rencontres à venir seront l'occasion pour Bertrand Delanoë et tous les socialistes d'exposer les perspectives pour 2008-2014 qui a été élaborer.

        - Débattre ensuite, au sein de ces réunions les Parisiens et les Parisiennes pourront critiquer et enrichir le projet.

       - Décider, car ce sont les élus de la majorité qui devront fixer les priorités de la mandature prochaine, comme ils ont su le faire tout au long de la mandature qui s'achève, avec le soucis de mener des politiques au service de la population mais aussi de gérer de manière rigoureuse.

       - Rendre compte, enfin, tout au long de la mandature, chaque année, Bertrand Delanoë a fait des comptes-rendus de mandat dans chaque arrondissement.

Les mois à venir seront riches et essentiels pour la campagne à venir, alors rejoignez nous ! Participez à cette campagne !

Posté par gerard_paris à 18:05 - actualités PS - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

05 octobre 2007

Les municipales à Paris

Hier avait lieu dans ma section , l'assemblée générale de présentation des candidatures à la tête de liste dans le 19ème arrondissement de Paris. Les deux candidats (Roger Madec, maire sortant, et Edmon Aparicio) ont présenté les motifs pour les quels ils briguaient la tête de liste.

Ensuite, les militants présents ont pu donné leur sentiment, exprimer leur soutien à l'un des candidats ou poser des questions sur des thèmes qui leur tiennent à coeur.

A part les auto-congratulations de rigueur sur un bilan méritant, 2 interrogations majeures ont été exposées : d'une part la nécessité de continuer l'action en faveur des plus défavorisés dans un arrondissement populaire, et la demande de clarté sur les alliances politiques à bâtir (notamment vis à vis du MODEM).

C'est d'ailleurs sur ce dernier point que je suis intervenu en fin d'AG.

En effet, dans un contexte politique où la Droite décomplexée ose tout même l'immonde (les tests ADN, la chasse aux étrangers...), et alors que l'élection municipale parisienne ne sera pas seulement un enjeu local mais aussi et surtout un enjeu national ; il est important pour le PS parisien, pour Bertrand Delanoë et les futures têtes de liste socialistes d'affirmer quelle sera leur attitude face à la confusion qui existe depuis le printemps sur le positionnement du Parti face à la Droite et au Centre.

Les débauchages opérés  par Sarkozy pour former son gouvernement ont jeté un trouble tant dans le Parti que dans l'opinion publique auprès des éléecteurs. Il convient aujourd'hui et durant la campagne de réaffirmer que les valeurs socialistes ne sauraient être confondues avec celle de la Droite sarkozyste. Nos valeurs ne sont pas de celles qui conduisent à stigmatiser les étrangers, les malades ou les chômeurs.

Pour ce qui est du MODEM, l'attitude de notre candidate en fin de campagne électorale a aussi été pleine de confusion quant à son positionnement politique. Si le MODEM peut nous retrouver sur des sujets précis, il ne faudrait pas en conclure qu'un alliance est possible. En effet, les valeurs et les positions anciennes et récentes de ce parti sont celles de la Droite au plan économique habillée par un voile pudique plus libéral (au sens de progressiste)  sur le plan sociétal. Mais en réalité la politique économique de Bayrou ne serait pas très différente de celle de Sarkozy. Par ailleurs, au plan local, comment le PS pourrait être allié à un parti dont les membres parisiens ont souvent été les fidèles soutiens de Jacques Chirac de 1977 à 1995 et de Jean Tibéri de 1995 à 2001.

Un éclaircissement sur ces deux points est donc nécessaires.

Posté par gerard_paris à 12:20 - actualités PS - Commentaires [0] - Rétroliens [0]