21 avril 2006
21 avril, quelles solutions ?
Le 21 avril 2002 a été un séisme important dans notre vie politique. Cependant, peu de choses ont changé depuis. Le jeu politique est resté le même. Au lendemain du 2& avril, le PS a décidé de réunir un congrès pour tirer les conséquences de ce scrutin.
A l'époque, comme beaucoup de camarades ce scrutin m'avait particulièrement touché et forcé à une remise en cause de mon fonctionnement dans le parti. En effet, jusque là, je faisait partie de la majorité dirigée par F. Hollande et L. Jospin. Or le scrutin du 2& avril m'a fait pensé qu'au-dela d'une campagne populiste menée par J. Chirac sur le seul thème de l'insécurité le mal qui touchait notre pays était plus profond.
Les différents gouvernements de gauche depuis 25 ans ont eu à coeur de démontrer qu'ils pouvaient gérer la France. Face à une Droite qui a toujours considérer que le pouvoir lui appartenait, la Gauche a tenu a faire preuve de sa compétence. Cependant, cette volonté de démonstration s'est faite souvent en perdant de vue notre objectif : la transformation sociale.
Si nous avons su transformer la France sur le plan sociétal, nous avons échouer à placer l'Homme au centre des questions économiques. Mais nous avons aussi failli à réformer nos institutions. Nous nous sommes couler dans le moule monarchique de la Vème République.
Aujourd'hui, le Parti Socialiste doit répondre aux questionnements des Français concernant le chômage, la place de notre pays dans l'Union Européenne et sur la scène internationale et surtout la réponse de la France à la mondialisation.
Sans une réponse précise à ces questions, il sera difficile au PS d'attirer de façon durable le vote des Français. D'autant que la valse des présidentiables socialistes ne permet pas de faire entendre d'une voix claire les propositions des socialistes. Le régime personnel instauré par l'élection présidentielle ne permet plus la définition collective d'un projet. Chaque présidentiable présente ses mesures sans parfois tenir compte des débats au sein du parti.
La solution est de retrouver une démarche collective. La politique doit redevenir cette démarche collective qui permet à un groupe de proposer au pays un projet qui soit à la fois ambitieux et pragmatique. Ambitieux dans ses objectifs, et pragmatique dans son application. Cependant dans notre pays, le pragmatisme est trop souvent assimilé à de la résignation. Il nous faut collectivement refuser cette résignation et chercher le smoyens de mener une action pragmatique et volontariste.
C'est ce message que le NPS promeut depuis 4 ans. C'est en rénovant le PS que nous rénoverons la France.
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