Gérard SUSS, militant socialiste

Membre du Parti Socialiste, je veux faire de ce blog un espace pour mieux faire connaitre les activités et les positions d'un militant politique N'hésitez pas à y mettre un commentaire, une critique, un élément de débat !

30 octobre 2007

+ 140 %

salaire_sarkozy_sAlors que le pouvoir d'achat des ménages français baisse depuis de nombreuses années, le président de la République a demandé, et semble sur le point d'obtenir, une augmentation de son traitement de + 140 % par an.

Actuellement le Président de la République touche 7 700 euros  bruts mensuels. A la demande de Sarkozy, le loi de finance 2008 prévoit une hausse de ce traitement à 19 ooo euros bruts mensuels. Si ce niveau de rémunération peut paraître à la hauteur de la fonction et équivalente à celle de certains des homologues de notre Chef de l'Etat, il convient de remarquer que l'ensemble des dépenses du Président de la République sont prises en charge par le budget de l'Etat.

Cette augmentation sera-t-elle l'occasion d'un effort de transparence avec la facturation au Président de ces dépenses privées. Car si le salaire en question se rapproche de celui de la Chancelière allemande, il faut remarquer que l'ensemble des dépenses privées de celle-ci lui sont facturées par les différents services de l'Etat.

Enfin, l'augmentation du traitement du Président de la République est en contradiction avec le discours tenu aux Français. ceux-ci doivent "travailler plus pour gagner plus" sans qu'il ait été envisagé d'augmenter les salaires, alors que notre président n'aura pas besoin de mettre en application cette maxime. Par ailleurs, le Président augmente son traitement de 140 % alors qu'il refuse aux fonctionnaires une amélioration de leur traitement alors même que ceux-ci ont perdu du pouvoir d'achat depuis plusieurs années.

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17 octobre 2007

Signer la pétition "Touche pas à mon ADN" !!

charbLa décision du Parlement d'accepter les tests ADN dans le cadre de la procédure du regroupement familial pour les immigrés est inacceptable.

Elle l'est à double titre :
      - d'abord elle a pour but de stigmatiser des étrangers installés régulièrement sur notre territoire et qui veulent vivre en famille (cela est d'autant plus choquant que la question soulevée ne concerne qu'un millier d'enfants par an) ;
    - ensuite et surtout cette affaire tend à réduire la filiation à la reproduction or à mon sens la filiation c'est aussi l'adoption ou les familles recomposées.

Par ailleurs, cette mesure est insérée dans une loi qui à pour but de lutter contre l'immigration clandestine, comme à chaque fois la Droite fait l'amalgame entre une immigration légale (dont le regroupement familial fait partie) et une immigration clandestine.

L'amalgame entre immigration, identité durant la campagne présidentielle trouve naturellement son débouché sur le thème de l'ADN, bientôt en arriverons nous aux thèses raciales !

Les Français attachés aux valeurs de notre République ne doivent pas transiger avec les prinicpes qui sont ceux de notre conception de la Nation : accueillir et intégrer ceux quelle que soit leur origine qui veulent faire partie de notre société.

Pour tous ceux là, il est urgent de signer la pétition "Ne touche pas à mon ADN"

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17 septembre 2007

pas de messages ???

Mes fidèles lecteurs auront remarqué que la fréquence de mes messages a diminué depuis quelques jours. Au-delà de ma flemmardise, j'ai surtout un petit problème de matériel (les ordinateurs n'aiment pas l'eau même à petite dose).

Dès que ce souci technique sera résolu ,  je reprendrais le fil de mes messages.

A bientô

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12 septembre 2007

Le Ministère des Rafles ?

Aujourd'hui, l'ami de 30 ans de notre président, Brice Hortefeux, Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement, a convoqué les 20 préfets des départements (dont Paris et les 3 départements de la Petite Couronne) qui n'ont pas rempli leur quota d'expulsion des immigrés clandestins.

Au 30 juin, 11 000 clandestins ont été reconduits aux frontières (l'objectif gouvernemental est de 25 000 expulsions par an).  Au-delà du drame que représente l'expulsion pour des familles entières, dont certaines sont installées dans notre pays depuis plusieurs années, on peut se demander comment a été fixé le quota de 25 000 expulsions par an.

Lors de la constitution du gouvernement, Nicolas Sarkozy avait annoncé que la mission de son ami Brice Hortefeux ne serait pas seulement celle de l'expulsion des étrangers en situation irrégulière mais aussi la mise en place d'un co-développement.

Aujourd'hui, le véritable visage de ce ministère est dévoilé : celui d'un ministère des expulsions, bientôt celui des rafles ? En effet, que ce passera-t-il lorsque la fin de l'année approchant les quotas ne seront pas remplis ? Verrons-nous les policiers multiplier les contrôles aux faciès ? les rafles dans les rues des grandes villes ? Retrouverons-nous des images, que nos grands -parents ont connus, et que nous pensions derrière nous à tout jamais ?

Pour éviter cela il nous faut nous mobiliser alors voici des liens vers des associations divers de soutien aux immigrés clandestins :


logo_gisti

une association de soutien juridique aux étrangers (permanences juridiques, publications, formations)



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la plus ancienne des associations de défense des droits de l'homme qui intervient notamment dans le soutien aux étrangers


Deux Associations anti-racistes :

mrpa                                      logo_licra


et 2 associations qui luttent contre les expulsions au sein de l'Education nationale et dans l'Enseignement supérieur :

logo_200512_resf                                   RUSFLogo5grand_109x150_109x150


Bien sûr cette liste n'est pas exhaustive. Postez moi des commentaires pour me suggérer d'autres liens.

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10 septembre 2007

Un début difficile...

Non, ce billet ne porte pas sur les élections municipales ou sur la rentrée du PS mais sur le début de la coupe du monde de rugby.

Vendredi soir, comme de nombreux Français, j'étais devant ma télé pour supporter les Bleus. Malgré quelques phases de jeu encourageantes, il faut bien avouer que j'ai été déçu par la manière plus que par le résultat.

En effet, le différence de points au final n'est pas deshonorante  (15 - 17). Ce qui est plus grave est la manière. Après des matchs de préparation où la France a montré un visage conquérant et une volonté sans limite, on a vu vendredi soir, une autre équipe sur le terrain : une équipe fébrile qui donnait l'impression que le ballon lui échappait des mains. Beaucoup de ballons perdus, et des maladresses que la France n'avait plus montré depuis longtemps.

Maintenant, l'équipe de France n'a plus le choix : elle doit gagner tous ces matchs pour espérer se qualifier.

Alors continuons à encourager cette équipe qui est parfois capable du pire (vendredi soir) comme du meilleur (à venir).

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31 août 2007

Quelle contribution française au fonds mondial antisida ?

lemondefr_pet dans un article paru aujourd'hui relate que dans le cadre de la préparation budgétaire 2008, Eric Woerth, le ministre du budget à proposé une réduction de la participation française au fonds mondial antisida.

Alors que depuis sa création, la France a toujours été le 2nd contributeur de ce fonds (300 millions de dollars en 2007), il semble que la priorité du gouvernement Sarkozy-Fillon ne soit plus au soutien à la lutte contre le Sida dans les pays en voie de développement. Or en avril dernier, la France a accepté avec les autres donateurs de porter le budget du fonds de 2 à 8 milliards de dollars.

Les associations de lutte contre le Sida demandent donc à la France de respecter sa promesse alors même que le Président Nicolas Sarkozy a déclaré lors du G8 "la France finance 10 % du total des dépenses sur le Fonds sida, paludisme, tuberculose. Il n'est pas question de dire cela pour dire : "Cela suffit". Au contraire, nous sommes prêts à faire davantage."

Nous verrons dans les semaines à venir si le président Sarkozy entend respecter sa promesse sur ce sujet.

La France pourrait réduire sa contribution au Fonds mondial antisida
LE MONDE | 31.08.07

© Le Monde.fr

Ci dessous vous trouverez le communiqué publié par plusieurs associations antisida :

 Fonds Mondial de lutte contre le sida : les reniements de Nicolas Sarkozy priveraient de traitement 15 000 malades

Demain, mercredi 29 août, Eric Woerth se rendra à l'Elysée pour proposer à Nicolas Sarkozy de faire des économies sur le dos des malades du sida.

Le ministre du Budget propose en effet que, pour la première fois de son histoire, la France n'augmente pas en 2008 sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida (comme la France s'y est pourtant engagée à de nombreuses reprises) - mais au contraire la diminue, passant de 300 millions d'euros en 2007 à 250 millions en 2008. La vie de centaines de milliers de malades est directement en jeu.

La baisse de 15% demandée par Eric Woerth reviendrait à supprimer le traitement sida à 15 000 des 100 000 malades pris en charge par la France à travers le Fonds mondial[1].

Nos associations rappellent au Président de la République ses engagements électoraux d'il y a quatre mois et ceux du G8 il y a deux mois, ainsi que les autres engagements de la France :

Le 27 avril 2007, la France et les autres pays financeurs du Fonds mondial ont annoncé s'être mis d'accord pour quadrupler les ressources du Fonds mondial de 2 à 8 milliards de dollars entre 2007 et 2010 [2] (sur les 23 milliards besoins estimés en tout nécessaires [3]).

Fin avril 2007, durant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy a affiché son soutien à cet objectif, en ajoutant dans ses propositions électorales : « On ne peut pas considérer que le problème du sida s'arrête aux frontières de l'hexagone. L'accès aux médicaments n'est pas seulement une obligation morale de solidarité, c'est une obligation pour nous » [4].

Le 7 juin 2007, au sommet du G8, Nicolas Sarkozy a précisé : « je me suis engagé sur l'accès universel au traitement du sida en 2010 ».
Je me suis engagé pour que l'on fasse plus pour la santé des Africains. La France finance 10% du total des dépenses du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Il n'est pas question de dire cela pour dire : « cela suffit ». Au contraire, nous sommes prêts à faire davantage» .[5]

Le 8 juin 2007, toujours au G8 : « Le G8 s'est engagé à financer la santé en Afrique à hauteur de 60 milliards de dollars au cours des prochaines années. Les Etats-Unis se sont engagés à financer la moitié de cette somme. Quant à la France, elle va consacrer un milliard de dollars par an à la santé en Afrique » .[6]

Au vu de ces engagements, Nicolas Sarkozy doit au minimum maintenir le poids de 10% de la France dans le Fonds mondial. Cela représente 800 millions de dollars sur les 8 milliards à apporter en 2010 - soit 600 millions d'euros. La contribution française 2007 étant de 300 ME, cela implique 400 millions en 2008, 500 en 2009, afin d'arriver en 2010 à 600 millions.

Enfin, nous rappelons à Nicolas Sarkozy que, en avril 2007, après 12 mois de lobbying tous azimut de la diplomatie française, la France a réussi à convaincre le Conseil d'Administration du Fonds d'engager comme Directeur Général son ex-ambassadeur Michel Kazatchkine. Pour ce faire, la France s'est à nouveau engagée auprès des pays pauvres et riches siégeant au Fonds mondial à augmenter considérablement sa contribution.

Les malades et les associations de lutte contre le sida sont bien conscients des contradictions budgétaires que rencontre le gouvernement. Mais la France n'en est pas devenue un pays pauvre pour autant. Les économies ne peuvent pas être réalisées sur le dos des plus faibles, ceux qui meurent du sida dans les pays en développement.

Nicolas Sarkozy doit tenir ses propres engagements, et confirmer le maintien du poids de la France dans le Fonds, soit 400 millions d'euros dès 2008, sous peine de condamner à mort des centaines de milliers de malades.

Signataires : Act Up-Paris, AIDES, Sidaction, Solidarité Sida

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30 août 2007

Sarkozy rencontre le MEDEF : un discours sans surprise !

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(crédit photo : Fr@nçois)

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a présenté le nouveau train de mesures qu'il entend mettre en oeuvre dans le domaine économique. Pas de surprise, le président de la République est libérale.

Il reprend un thème qui est populaire (pour ne pas dire populiste !) : celui de  l'assouplissement du marché du travail vers une plus grande facilité de licencier en réintroduisant le projet du MEDEF de la "séparabilité" : c'est à dire la possibilité pour le salarié et son employeur de négocier leur divorce. Cette mesure est un trompe-l'oeil car comme tous les libéraux, le président de la République des riches et des patrons oublie que le contrat de travail est un contrat inégalitaire de par le lien de subordination qu'il renferme. Comment alors un salarié pourra-t-il valablement négocier son départ avec son patron alors qu'en dernier ressort c'est lui qui aura le dernier mot ? Et cela est dans un contexte  économique où 1,95 millions d'actifs sont chômeurs. De plus, le Président Sarkozy n'a pas renoncé à la demande du patronat d'un contrat de travail unique qui serait l'occasion de baisser les maigres protections offertes par le CDI.

C'est dans ce contexte que le président Sarkozy propose d'aller "beaucoup plus loin" dans l'assouplissement des 35 heures afin de "redonner des marges de manœuvre plus importantes à la politique salariale". La remise en cause des 35 heures est aussi un des chevaux de bataille de la Droite depuis les lois Fillons qui ont vidés les 35 heures de leur substance. Les propos du Président sont donc l'annonce de leur suppression.

Enfin Nicolas Sarkozy a repris  l'idée de lever les interdictions qui empêchent le travail le dimanche. Or dans une société où la consommation n'est souvent plus que le seul loisir. Il est important de garder un temps non-marchand. Par ailleurs, la généralisation de l'ouverture des commerces le dimanche entrainera la fin des majorations de salaire. En effet, ces majorations ne trouvent leur légitimité que dans la mesure où le dimanche n'est pas un jour normalement ouvrable. Par ailleurs, alors que le pouvoir d'achat des Français stagne, il est illusoire de croire que ces mêmes Français dépenseront plus si les magasins sont ouverts le dimanche. En réalité cette ouverture n'aura comme effet que de répartir les achats des ménages sur 7 jours au lieu de 6. D'ailleurs, il est intéressant de constater que la majorité des propriétaires de petits magasins ne sont pas favorables à cette ouverture du dimanche qui ne profitera que aux chaînes de grands magasins et aux grandes surfaces.

En conclusion, la politique libérale de notre président ne conduira pas à une hausse du pouvoir d'achat des Français mais à une flexibilité accrue du marché du travail.

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29 août 2007

Benoît Hamon, le quadra qui pousse

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SAMUEL KIRSZENBAUM POUR "LE MONDE"

Le titre est celui d'un portait de Benoît Hamon par Isabelle Mandraud qui paraît dans l'édition du 30 août 2007 du journal lemondefr_pet.

Depuis 2 semaines, le monde médiatique se demande quand la rénovation ou refondation du PS aura lieu. La presse s'impatiente, il est vrai que la comparaison avec la boulimie médiatique dont fait preuve le président de la république est frappante. Mais il me semble que le Parti s'est donné un calendrier et qu'il ne sert à rien de le précipiter de trop.

Le débat qui doit être le nôtre est trop important pour que nous ne prenions pas le temps d'abord du diagnostic avant de construire de nouvelles propositions, un nouveau projet. Or, il est illusoire de croire que nous y arriverions de façon crédible avant les élections municipales du mois de mars 2008.

Par ailleurs, le débat actuel sur le côté archaïque du PS contre le côté moderne de l'UMP est tristement désolant. Benoît Hamon déclare dans le portrait que lui consacre Isabelle Mandraud : "Je ne suis pas un gardien du dogme, enfin si, peut-être. Je n'ai rien contre la modernisation du PS, mais pas telle qu'elle s'entend aujourd'hui et selon laquelle pour gagner, il faut être moins à gauche, alors que la droite, elle, assume parfaitement son projet politique."

Comme Benoît Hamon, Je ne crois pas qu'il est moderne de renoncer à nos valeurs, à nos fondamentaux pour adopter ceux du Centre ou de la Droite. Ce qui est moderne, c'est au contraire, de travailler sur nos valeurs pour les ré-interprétrer à l'aune des réalités sociales et politiques de notre pays. Alors seulement nous serons crédibles face aux Français. C'est d'ailleurs ce qu'a fait Sarkozy avec l'UMP depuis plusieurs années.

Je ne crois pas non plus à la fausse division entre ceux qui seraient des réformateurs et ceux qui seraient arc-boutés sur leurs acquis. Le Parti Socialiste a toujours été du côté du progrès social et des réformes justes (retraites, temps de travail, radios libres, PACS, abolition de la peine de mort...). Et je trouve qu'il en va de l'honneur du PS et de sa tradition quand il défend les mesures de justice sociale que les ouvriers et l'ensemble des travailleurs depuis un siècle ont su gagner dans leurs combats.

Bien sûr, ce combat pour la justice sociale n'est pas contraire à l'adaptation de notre contrat social face aux réalités d'un monde plus exigeant. Les socialistes ne refusent pas les réformes, mais ils se doivent de refuser celles qui sont injustes. Lorsque le gouvernement Sarkozy-Fillon accorde 13 milliards d'euros d'avantages fiscaux aux plus riches des Français (dont les revenus ont augmentés fortement depuis 5 ans alors que les revenus des autres Français ont stagnés) l'opposition doit être frontale.

En conclusion, c'est en menant une opposition franche aux projets de la Droite, et en réaffirmant nos valeurs et nos propositions, comme le propose Benoît Hamon, que nous arriverons à retrouver nos électeurs. Pour cela nous devons d'abord regagner le combat culturel (ou idéologique) sur la Droite, c'est pourquoi la fondation par Benoît Hamon d'un "Think Tank" (La Forge) est un des éléments qui permettra au PS de se réarmer idéologiquement face à une Droite triomphante (et parfois arrogante). Ce combat sera long et difficile. Nous nous y attelons dès à présent !

Benoît Hamon, le quadra qui pousse
LE MONDE | 29.08.07

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28 août 2007

La rentrée politique, la rupture ?

Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat porte-parole du gouvernement, Benoît Hamon, député Ps au Parlement européen, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, Michel Labro, rédacteur en chef au Nouvel Observateur étaient les invités de l'émission "Le téléphone sonne" sur France Inter le 23 août.

Vous pouvez écouter l'émission avec le player suivant :

ou vous pouvez écouter le podcast de l'emission de deux autres manières :

- en cliquant sur le lien RSS suivant et en téléchargeant le podcast sur votre ordinateur : 

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ou

- en allant sur le site suivant :

pp_podemusIcon PODEMUS.

Ce site est un player en ligne qui ne nécessite pas de téléchargement sur votre ordinateur.

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27 août 2007

Sarkozy sans les caméras !

En public et devant les caméras ou les micros de la presse, le Président Sarkozy présente un visage plein de compassion pour ceux qui souffrent et une compréhension pour ceux qui accomplissent leur devoir (policiers et militaires notamment). Mais le passage du livre de Yasmina Reza (1) cité dans l'article suivant, publié dans le journal Libération le 27 août, montre en fait que la compassion ou l'intérêt du président n'est que de façade et que pour lui l'important est la valeur politique qu'il peut retirer de toute action.


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Sarkozy mange son chapeau chez les Bretons

Des élus s’offusquent des propos qu’il aurait tenus lors de sa visite en mai.
Par P.Q.

Nicolas Sarkozy contraint de recevoir les élus bretons, victimes… de ses propres propos? Pour l’instant, un coup de fil passé samedi soir par l’Elysée à la rédaction du Télégramme pourrait suffire… «Nicolas Sarkozy n’a jamais tenu ces propos. Il aime la Bretagne et il apprécie les Bretons.» De quoi s’agit-il? De la colère d’élus, de Jean-Yves Le Drian (président de la région), à Marylise Lebranchu (député du Finistère), en passant par Bernard Poignant (député européen), qui ont dénoncé ce week-end le dédain présidentiel pour leur contrée, repéré dans le livre (2) que Yasmina Reza consacre à Nicolas Sarkozy. Les propos, tels que rapportés, remontent au 1er mai, lors de sa visite de campagne au Cross-Corsen de Plouarzel (Finistère): «Qu’est-ce qu’on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar ? […] Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte! […] Derniers jours de campagne dans une salle à voir une carte ! Grand sens politique vraiment!», se serait énervé le candidat Sarkozy.

Jean-Yves Le Drian (PS), dans le Télégramme, peine à y croire : «Si ces propos sont exacts, ils sont à la fois choquants et méprisants. Ils méritent pour le moins excuse et réparation à l’égard des Bretons.» Marylise Lebranchu (PS), elle, oscille entre deux sentiments: «Quelqu’un de fatigué peut dire des bêtises.» Mais «c’est peut-être un cri du cœur finalement. Il s’en fout peut-être vraiment de la Bretagne et du Cross-Corsen». Bernard Poignant s’énerve, lui, de découvrir ces propos au lendemain du passage de Sarkozy aux obsèques du marin du Sokalique à Plouescat: «Il se fiche de notre gueule!» Et de rappeler que Charles Pasqua, avant Sarkozy, s’était illustré en déclarant en 1992 que «les Bretons, c’est comme les cochons…»

Morale de l’histoire: ce n’est pas demain la veille que le «roi de Maubeuge» sera roi de Bretagne.

 

(1) (2) L’Aube, le soir ou la nuit, Flammarion.

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