Gérard SUSS, militant socialiste

Membre du Parti Socialiste, je veux faire de ce blog un espace pour mieux faire connaitre les activités et les positions d'un militant politique N'hésitez pas à y mettre un commentaire, une critique, un élément de débat !

09 mars 2007

Bayrou, Sarko ou Ségo ?

Depuis plusieurs semaines, les journalistes ont découvert François Bayrou. Après avoir eu un engouement pour Sarkozy, et le phénomène autour de Ségolène Royal, les médias font marcher le buzz sur le niveau atteint par Bayrou dans les sondages.

Il me semble que les journalistes manquent de prudence dans l'exploitation des sondages. En effet, quelle est la part de manipulation des sondés, alors même que ces derniers sont de plus en plus nombreux à reconnaitre qu'ils ne répondent pas toujours de manière sincère.

Ce travers est d'autant plus dangereux que la montée des uns et des autres dans les sondages accompagnent l'engouement médiatique sans que l'on mesure complètement si ce sont les sondages reflètent les intentions de vote ou la couverture médiatique.

Au-delà de ce bruit médiatique on peut regretter que le débat actuel ne porte pas sur le fond des différents projets.  Une rupture avec les gouvernements de Droite qui se sont succédés depuis 5 ans est nécessaire. Sur ce point, tous les candidats sont d'accord.

sarko1Sarkozy s'est disqualifié pour mener ce changement car il est membre des différents gouvernements depuis 5 ans presque sans discontinuer.  Comment, alors, pourrait-il incarner une rupture ? Le constat que Sarkozy de la rupture n'est qu'une posture qui ne recouvre rien à part la continuité d'une politique sécuritaire et partisane qui laisse toujours les plus faibles sur le bord du chemin.

Si depuis quelques mois, Bayrou a pris son indépendance vis à vis de l'UMP,  cela tient surtout à un diagnostic sur le rejet par les Français des gouvernements de droite depuis 2004. Cependant, on ne peut constater que l'UDF est imagesd'abord un parti de Droite avant d'être celui d'un hypothétique Centre. La Troisième Voie de la IVème République, qui a regroupée dans des gouvernements le MRP, la SFIO et les Radicaux, n'est pas un système viable aujourd'hui. En effet, ce système s'est construit après la Seconde Guerre Mondiale dans le cadre d'un régime de Parlement afin de contrer les Gaullistes à Droite et les Communistes à Gauche.

Aujourd'hui, la situation politique est totalement différente. La Vème République conduit à dégager une majorité claire pour que le gouvernement issu des élections législatives applique le programme présidentiel. Or un vote Bayrou posera le problème de la majorité présidentielle.

Le concept de "l'union nationale" est trompeur comme le dit dans un  entretien de Dominique Strauss-Kahn dans le journal Le Monde aujourd'hui.

407968746_b224266217_mC'est au nom de ces raisons, que le vote pour Ségolène Royal est le seul vote utile pour battre la Droite . Ségolène Royal a su écouter les Français lors des débats participatifs. Aujourd'hui, elle expose son pacte présidentiel dans toute la France.  Elle, seule, est en mesure de changer la politique tant dans son contenu que dans sa forme.

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26 février 2007

Les intellectuels soutiennent Ségolène Royal

Pendant quelques semaines, certains intellectuels de gauche ont rejoint Sarkozy avec force de résonance médiatique. En réaction, les soutiens des intellectuels à Ségolène Royal ont depuis quelques jours été nombreux à émerger.

Voici notamment le témoignage de Thomas Piketty, directeur d'étude à l'EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) et directeur de l'EEP (Ecole d'Economie de Paris) :


Thomas Piketty AntiSarko
envoyé par perso-antisarko

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16 février 2007

La campagne, Ségolène et le chiffrage...

Alors que dimanche, les journaux télévisés ont reconnus que le discours de Ségolène Royal à Villepinte contenait des éléments intéressants et que Ségolène avait su faire de cette journée une réussite ; il apparaît depuis une semaine que la presse propage l'idée que ce discours n'ai pas eu de résultat dans l'opinion et sur la mobilisation de la Gauche.

Les premiers sondages ont été publiés dans la journée de lundi.  Il me semble qu'il est risible et même malhonnête de croire que ces sondages reflètent l'opinion des Français sur un ensemble de mesures qu'ils n'ont pas lu. En effet, les 100   propositions du Pacte présidentiel n'ont pas été encore  diffusés largement auprès des Français.

Quant au chiffrage, cet exercice me semble toujours sujet à caution car comment prendre en considération tous les effets d'une mesure que ces effets soient directs ou indirects.


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14 novembre 2006

Mon choix

Le 10 octobre, suite au 1er débat, j'avais indiqué que je pensais que Laurent Fabius correspondait le plus à mes attentes.


Dans la ligne de l'orientation politique que je défends, au sein du Parti, avec mec camarades du NPS, je pense que le projet des socialistes doit être notre outil de rencontre avec les Français. C'est autour de ce projet que nous devons statuer.

Ce projet me semble poser 5 exigences

  • une exigence sociale forte qui conduise à redonner toute sa place à chaque personne dans notre société en rétablissant un juste partage entre le travail et le capital dans la répartition des richesses ;

  • une exigence économique qui allie la recherche d'une croissance durable avec une générosité envers les plus faibles. L'efficacité économique ne doit pas être l'alibi du libéralisme financier ;

  • une exigence environnementale qui ne soit pas seulement un gadget, la cerise sur le gâteau, mais bien la volonté d'intégrer dans tous les projets l'angle écologiste et de développement durable ;
  • une exigence européenne qui permette à tous de se sentir européens. Il nous faut retrouver l'origine du projet européen qui était, certes protectionniste économiquement, mais fédéral politiquement. Alors nous pourrons avancer vers une Europe politique et sociale ;
  • une exigence démocratique qui en rénovant nos institutions vers un parlementarisme affirmé saura rendre sa place aux citoyens. Certes la démocratie participative doit trouver sa place en complément de la démocratie représentative, mais il ne faut pas croire que la multiplication de forums citoyens permettra à tous de participer à la vie de la cité.

Au regard de ces critères, et après avoir suivi de près les débats télévisés ou régionaux, Laurent Fabius répond le mieux à mes interrogations et sera le plus à même de répondre aux défis que devra  affronter le pays.

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18 octobre 2006

Débat or not débat ?

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REUTER/POOL

Hier c'est tenu le premier débat télévisé entre les candidats à la candidature du PS. Alors que depuis plusieurs jours, les commentateurs politiques voyaient dans ce débat un danger pour le Parti, notamment après les propos de Ségolène Royal qui semblait refuser le débat.

Cependant, hier, les 3 candidats socialistes ont démontré que la culture socialiste était d'abord celle de la démocratie et du débat. D'un débat apaisé mais sans concession.

Hier, dès la fin du débat, mais aussi aujourd'hui, les mêmes commentateurs insistent sur l'ennui de ce débat qui d'ailleurs n'en serait pas un car il n'a pas permis d'affrontement. En réalité, si ce débat a paru ennuyeux c'est que les médias dans leur ensemble, et plus particulièrement la télévision, nous ont trop habitués à une politique spectacle consistant à une succession de « petites phrases » et de paillettes.

Pour ma part, j'ai eu plaisir à regarder un débat, il est vrai aride dans sa forme, qui permettait d'avoir l'opinion de chacun des candidats sur des questions qui étaient les mêmes pour tous. Cet exercice a permis de dégager trois orientations pour la conduite d'une politique de gauche après les présidentielles de 2007 :

      • Laurent Fabius fait le choix d'un ancrage à Gauche avec une volonté claire de rassembler le peuple de Gauche. Il a fait des propositions claires et précises. Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié cet engagement précis q'il a su allier à une réelle ambition. Il a décrit un projet de société qui met l'Homme au coeur de nos questionnement et le refus d'un libéralisme à outrance.

      • Ségolène Royal a tracé son sillon sur son rapport aux « gens » et aux régions. Il me faut reconnaître que Ségolène Royal a su répondre de façon intéressante aux questions qui lui était posées. Par contre, son apparent pragmatisme me semble un peu court pour structurer un discours présidentiel. D'autant qu'elle m'a semblé expliquer de façon laborieuse certaines de ces idées notamment celle de la valeur travail.

      • Dominique Strass-Kahn a fait du Strauss-Kahn. Une analyse intéressante mais qui est celle d'un ministre de l'économie. Je trouve que son intervention a manqué de souffle pour un présidentiable.


Au final, chaque candidat a reconnu que le projet socialiste était la base de son programme mais celui qui a su montré qu'il avait pleinement intégré le projet dans son discours est Laurent Fabius.


C'est pourquoi, aujourd'hui, je penche personnellement pour la candidature de Laurent Fabius.

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03 octobre 2006

Au final, ils sont 3...

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AFP/DENIS CHARLET

Aujourd'hui, 3 octobre, c'était le dernier jour pour les candidats à la candidature pour faire enregistrer leur candidature.

Depuis cette après-midi, nous savons que le débat interne fera concourir 3 candidats : Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Chacun de ces candidats a sa légitimité, ses atouts et ses faiblesses.

Un débat civilisé permettra, je l'espère, à chaque militant de se faire son opinion sur le choix qui s'ouvre à nous.

Depuis plusieurs semaines, on entend chacun avancer les critères qui doivent être remplis pour désigner le candidat idéal. A mon sens, aucun des candidats ne réunit tous les critères. C'est d'ailleurs pour cela que le choix n'est pas évident.

Les partisans de Ségolène considèrent que la popularité et les sondages sont primordiaux, ceux de DSK mettent en avant les compétences économiques, enfin les suspporters de Fabius mettent en avant son positionnement à Gauche depuis le référendum européen.

Ces critères me semblent légitimes mais pas suffisants lorsqu'ils sont pris séparément.

Il me semble donc nécessaire d'attendre les débats télévisés et internes. Ils permettront à chacun de faire un choix raisonné.

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05 septembre 2006

c'est la reprise !

Après des vacances longues sans internet, je reprends la chronique de ma vie militante sur ce blog que j'avais délaissé depuis quelques mois.

Et le retour est depuis quelques jours pleins des bruits de la vie politique qui a repris au parti vers la dernière ligne droite pour la candidature.

Le retour de Jospin, la stagnation de la plupart des candidats, la popularité de Ségolène Royal dans les sondages nous promettent de semaines de débats. Malheureusement pour avoir un débat fructueux il faudrait que nos candidats arrêtent leurs attaques réciproques.

Il me semble qu'il devient urgent de débattre avec chaque candidat du projet que nous avons adopté au printemps. En effet, ce projet doit être musclé et amélioré. Il est une bonne base de débat afin de dépersonnaliser le débat actuel qui est délétère pour le Parti.

Si la personnalité de chaque candidat est un des paramètres de l'équation, elle ne doit être trop prépondérante au risque sinon de tomber dans la peopolisation de la politique que nous dénonçons quand elle touche la droite.

Soyons donc responsable pour ne pas reproduire les erreurs du 21 avril 2002.

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11 juin 2006

Le PS depuis quelques semaines ...

3 évènements importants ont continué d'agiter le PS depuis quelques semaines :

    1 - l'adhésion de nouveaux adhérents en grand nombre,
    2 - l'adoption du projet,
    3 - la continuité du débat entre les candidats à la candidature.

1 - l'adhésion de nouveaux adhérents :

Si cet aflux de nouveaux adhérents (près de 80 000 depuis mars) peut faire peur dans une structure comme le PS dont les équilibres sont fragiles, je pense que cet ouverture était nécessaire à faire de notre parti autre chose qu'une avant-garde éclairée. Cette arrivée va être une bouffée d'air frais. Cependant, ces adhésions en nombre vont demander au parti un effort important en terme de formation. En effet, l'accueil de personnes en si grand nombre demande que chaque militant du parti s'investisse dans cette phase où nous devons apprendre à nous connaître. Pour les nouveaux adhérents, il faudra apprendre les usages et les procédures de notre parti. Pour les militants plus anciens, il faudra accepter que nos certitudes soient bousculés. Une période d'apprivoisement réciproque va être nécessaire.

2 - l'adoption du projet par le bureau national :

Cette semaine, les instances dirigeantes de notre parti ont adoptées à une très grande majorité le projet des socialistes qui a été le fruit d'un long travail de réflexion depuis plusieurs mois. Alors que la presse espérait un combat au couteau, le bureau national a montré que ces membres au-delà de leurs divergences d'opinion pouvait se mettre d'accord. Je n'ai pas encore lu l'ensemble du projet. j'attendrais donc d'en avoir fini pour décider s'il me convient.

3 - les candidats à la candidature :

Le débat se poursuite autour des propositions de Ségolène Royal (les centres d'encadrement militaire pour les jeunes délinquants par exemple). Depuis quelques semaines certains candidats demandent qu'un débat soit organisé dans le parti entre les différents candidats à la candidature. Cette solution est à mon sens la meilleure pour plusieurs raisons : la poursuite du débat par média interposés me semblent dangereuse en ouvrant des lignes de fractures parfois artificielles ; de plus, un débat entre candidats au sein du parti est le plus à même de permettre aux militants de se faire une opinion.

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21 avril 2006

21 avril, quelles solutions ?

Le 21 avril 2002 a été un séisme important dans notre vie politique. Cependant, peu de choses ont changé depuis. Le jeu politique est resté le même. Au lendemain du 2& avril, le PS a décidé de réunir un congrès pour tirer les conséquences de ce scrutin.

A l'époque, comme beaucoup de camarades ce scrutin m'avait particulièrement touché et forcé à une remise en cause de mon fonctionnement dans le parti. En effet, jusque là, je faisait partie de la majorité dirigée par F. Hollande et L. Jospin. Or le scrutin du 2& avril m'a fait pensé qu'au-dela d'une campagne populiste menée par J. Chirac sur le seul thème de l'insécurité le mal qui touchait notre pays était plus profond.

Les différents gouvernements de gauche depuis 25 ans ont eu à coeur de démontrer qu'ils pouvaient gérer la France. Face à une Droite qui a toujours considérer que le pouvoir lui appartenait, la Gauche a tenu a faire preuve de sa compétence. Cependant, cette volonté de démonstration s'est faite souvent en perdant de vue notre objectif : la transformation sociale.

Si nous avons su transformer la France sur le plan sociétal, nous avons échouer à placer l'Homme au centre des questions économiques. Mais nous avons aussi failli à réformer nos institutions. Nous nous sommes couler dans le moule monarchique de la Vème République.

Aujourd'hui, le Parti Socialiste doit répondre aux questionnements des Français concernant le chômage, la place de notre pays dans l'Union Européenne et sur la scène internationale et surtout la réponse de la France à la mondialisation.

Sans une réponse précise à ces questions, il sera difficile au PS d'attirer de façon durable le vote des Français. D'autant que la valse des présidentiables socialistes ne permet pas de faire entendre d'une voix claire les propositions des socialistes. Le régime personnel instauré par l'élection présidentielle ne permet plus la définition collective d'un projet. Chaque présidentiable présente ses mesures sans parfois tenir compte des débats au sein du parti.

La solution est de retrouver une démarche collective. La politique doit redevenir cette démarche collective qui permet à un groupe de proposer au pays un projet qui soit à la fois ambitieux et pragmatique. Ambitieux dans ses objectifs, et pragmatique dans son application. Cependant dans notre pays, le pragmatisme est trop souvent assimilé à de la résignation. Il nous faut collectivement refuser cette résignation et chercher le smoyens de mener une action pragmatique et volontariste.

C'est ce message que le NPS promeut depuis 4 ans. C'est en rénovant le PS que nous rénoverons la France.

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18 avril 2006

Ségolène : être ou ne pas être...

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Depuis plusieurs mois, Ségolène Royal apparaît comme la sauveuse du Parti Socialiste pour les élections présidentielles. De sondages en sondages, sa côte reste au beau fixe. Cette santé dans les sondages est parachevée par une couverture médiatique très importante.

Se poserait-on la question de la couverture  médiatique pour un homme ? Peut-être pas ! Mais cela ne rend pas pour autant illégitime de se poser des questions sur la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007.

En effet, depuis des mois, la couverture médiatique sur Ségolène Royal ne porte que sur son apparence, sur sa méthode mais jamais sur son projet. Il est vrai que jusqu'à maintenant elle a toujours été assez habile pour ne pas dévoiler ses positions sur l'économie, les relations extérieures, etc...

Cependant, il devient urgent pour la crédibilité de sa candidature que Ségolène expose aux Français mais aussi aux socialistes quel est son projet. Aux socialistes, car elle ne doit pas oublier que ce sont les socialistes qui désigneront leur candidat. Certains pourraient objecter que la candidature de Ségolène s'adresse à un électorat plus large que celui des socialistes. C'est vrai! Mais c'est vrai pour tous les candidats socialistes. Toutefois, l'appui d'un parti politique structuré est obligatoire pour gagner les élections présidentielles. Donc, Ségolène, comme les autres candidats socilaistes, doit entendre les militants qui s'expriment au travers du projet en cours d'élaboration.

Ensuite, il faudra que les militants décident qui sera le (ou la) candidat(e) le (ou la) plus à même de faire du projet des socialiste le sien. Cela passe notamment par l'implication dans le processus de constitution de ce projet au lieu de faire cavalier seul.

Le choix final devra se faire en dehors de considérations de sexe du candidat.

Posté par gerard_paris à 22:15 - réflexions politiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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